Nature Morte par scanner

Avec Nature morte par scanner, Mathilde Nardone poursuit son exploration du végétal et du médium photographique à travers des compositions plus libres et affirmées. La vitre du scanner devient un véritable espace de création : parfois saturée de fleurs, parfois réduite à la présence minimale d’une tige, d’un pétale ou d’un simple fragment.
L’artiste intervient directement sur la surface, y laissant traces, matières et gestes qui
transforment l’image. Certains fonds évoquent les tableaux noirs d’école, d’autres s’ouvrent à des tonalités colorées, quittant progressivement la profondeur charbonnée des séries
précédentes.
Entre rigueur formelle et spontanéité, cette série révèle une photographie plus audacieuse, où chaque composition interroge la relation entre vide, abondance et apparition du vivant.