Traces . Photo
- Art Plastique
Avec Traces, Mathilde Nardone poursuit une recherche autour de la mémoire, de la transmission et du territoire minier belge.
Des papiers buvards teints sont disposés directement sur la vitre du scanner. Les matières qui les colorent proviennent de produits végétaux et de nourriture, glanés sur les terrils ou partagés lors de repas familiaux. Capturées par le scanner, ces matières deviennent des compositions graphiques où se mêlent traces végétales, souvenirs et fragments de territoire.
Les images évoquent tour à tour les paysages des terrils, les structures industrielles, les usines, les marchandises alignées ou encore les galeries souterraines de la mine. À d’autres échelles, elles rappellent aussi les nervures d’une fleur, la surface d’un pétale ou les détails d’une matière organique.
Entre paysage et empreinte, Traces fait ainsi dialoguer mémoire intime et mémoire collective, en faisant émerger des images à la frontière du végétal, de l’industriel et du souterrain.