Dorures

Dans la série Dorure, le geste intervient directement sur le pétale : l’artiste vient appliquer l’or par endroits, introduisant une matière nouvelle au sein du végétal.
Ce traitement modifie profondément le processus de scan. Confrontée à ce matériau réfléchissant, la lumière de la machine se heurte à l’or, se renverse et produit des accidents chromatiques inattendus.
Des irisations apparaissent, des arcs-en-ciel fragmentés traversent l’image, déstabilisant la perception. Ces phénomènes optiques déplacent la photographie vers un territoire instable, où l’erreur devient langage.
Dorure ouvre ainsi un espace de tension entre matière, lumière et numérique, où l’image se transforme en expérience perceptive, au-delà du réel photographique.