Paris

Dans la série Paris, présentée pour la première fois dans la capitale, Mathilde Nardone introduit un basculement décisif : l’apparition de la post-production dans son processus.
Les images, pensées dès l’origine en négatif, naissent du choix des fleurs posées sur la vitre du scanner. Ce renversement prolonge son travail sur le végétal vers une transformation plus intérieure, presque mnésique.
La mémoire, comme les récits oraux, s’y déplace et se recompose. Les histoires circulent, se déforment, amplifient les figures : héros, reines, pères, princes. L’image devient alors un lieu de passage, où l’image se rejoue entre souvenir et invention.